dimanche 9 juillet 2017

Underground de S.L. Grey


Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve (Outrefleuve)
Nombre de pages : 398 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Mon avis :


Tandis qu'un virus mortel s'abat sur l'Asie, les autres continents tentent tant bien que mal d'empêcher l'épidémie de les atteindre. Mais pour certains, ce n'est guère suffisant et c'est dans un bunker souterrain que plusieurs familles ont décidé de passer quelques jours, semaines afin d'en réchapper. Des survivalistes prêt à tout pour survivre aux épidémies et à prouver qu'ils avaient raison depuis le début. Underground nous propose de suivre plusieurs familles installées dans un grand complexe souterrain. Les tensions sont palpables dès le début et le racisme ne fait qu'empirer les choses.


Le roman est très angoissant et étouffant dans le sens où c'est un huis clos particulièrement addictif et mené tambour battant par une plume vraiment addictive et énergique. On ne s'ennuie jamais, les événements même s'ils ne sont pas forcément très rocambolesques apportent leur lot de surprise et de questionnement sur l'Homme et la manière dont il se prépare à affronter des événements dangereux et fulgurants.

Les personnages sont intéressants et tellement différents qu'ils ne perçoivent pas les événements de la même façon. Entre ceux qui s'investissent à fond et ceux qui préfèrent rester en retrait. Ceux qui n'ont confiance en personne et qui sont individualistes et ceux qui au contraire cherchent à rendre le séjour agréable, chacun tente de trouver sa place dans le Bunker... Mais rien ne sera de tout repos et jusqu'aux dernières pages, on sera sans cesse dans cette tension constante. Quand la porte se bloque, qu'un corps est retrouvé, très vite on comprend que les choses tournent au vinaigre et on espère que certains personnages s'en sortiront mieux que d'autres.

Sans forcément révolutionner le genre apocalyptique, Underground est un bon roman qui a le mérite d'être efficace et bien tourner. A découvrir.

Les plus :
- Les personnages
- L'histoire

Les moins :
- Parfois un peu lent dans la construction du récit

dimanche 18 juin 2017

Séduction maudite de Stéphane Soutoul


Année d'édition : 2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 432 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

Mon avis :


Stéphane Soutoul est un auteur que j'aime énormément. Il excelle dans l'art de passer de genre en genre et de satisfaire ses lecteurs avec des romans bourrés d'adrénaline, de véritables page-turner. Séduction maudite ne fait pas exception même si j'avoue l'avoir trouvé un peu en dessous de la proie du papillon qui reste à mon sens le plus sulfureux et addictif écrit par l'auteur.


Séduction maudite c'est une véritable enquête mené en solitaire par Gabrielle après la mort supposée accidentelle de sa jeune sœur. Peu accepte la thèse du suicide ou de l'accident surtout lorsqu'on sait que son fiancé est Stanislas de Beaumiracle, appelé par tous le séducteur maudit du fait de la mort tragique de plusieurs de ses anciennes petites amies. Gabrielle finit donc par se faire embaucher chez les Beaumiracle dans le seul but de découvrir la vérité. Mais voilà que le frère de Stanslas Mathias, ne la laisse pas indifférente alors qu'il est comme tous les autres, un suspect potentiel.

Séduction maudite est une belle histoire. Une enquête palpitante où j'ai hélas trop tôt deviné l'identité du coupable. Malgré cela, j'ai avancé dans ma lecture avec un véritable plaisir, captivée par le courage et la ténacité de Gabrielle, même si à plusieurs reprises j'aurais voulu qu'elle lâche prise avec Mathias et laisse parler ses émotions.

Stéphane joue avec nos nerfs, malmène nos personnages et les fait souffrir sans retenue. Du chat aux humains, personne n'est épargné par la terrible vengeance d'un psychopathe qui décime tout le monde sur son passage, à l'abri des regards. Au fur et à mesure de ma lecture, je sentais que le final serait explosif, comme toujours, et je ne me suis pas trompée. L'action est rapide, présente et on en sort littéralement essoufflé comme après un bon jogging.

On ne peut nier le talent de l'auteur à nous surprendre et à instaurer une atmosphère et une ambiance très angoissante et étouffante. Les personnages sont charismatiques à commencer par notre héroïne, une vraie fouine qui va au bout de son instinct malgré les avertissements qu'elle reçoit. Elle ne veut qu'une chose : découvrir la vérité sur la tragique disparition de sa sœur. Mathias était tout aussi intéressant, mais j'avoue avoir adoré Stanislas et sa nonchalance. Ce personnage qui n'hésite jamais à dire ce qu'il pense sans se soucier des conséquences et à vivre ses passions avec acharnement et empressement.

Mes seuls petits bémols concernent d'abord le choix du nom des héros. Beaumiracle fait très cliché quand on sait que oui la famille est riche et belle. Les frères sont de véritables machines à séduction et les femmes se pâment très vite face à eux. Le second bémol concerne les motivations du criminel. Je ne m'attendais pas du tout à une telle excuse pour expliquer les gestes du criminel.

Ceci dit, cela reste une très bonne lecture, je suis certaine que le coup de cœur aurait été au rendez-vous sans les explications de la fin qui ne m'auront pas forcément convaincu et permis de comprendre les actes commis par le coupable.

Les plus :
- la plume qui une fois de plus se veut poétique et ensorcelante
- l'intrigue sur fond de romance apportant beaucoup d'addictivité
- les personnages très intéressants

Les moins :
- Le cliché du nom des Beaumiracle
- Les motivations du criminel qui ne m'auront pas convaincu

dimanche 11 juin 2017

Les sœurs Carmines, tome 1 : Le complot des corbeaux de Ariel Holzl


Année d'édition : 2017
Edition : Mnémos (Naos)
Nombre de pages : 304 pages
Public visé : Young Adult 
Quatrième de couverture : 
Merryvère Carmine est une monte-en-l'air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s'y trucide allègrement, surtout à l'heure du thé, et huit familles d'aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l'un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d'efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues...


Mon avis :

Les sœurs carmines est un roman dont j'ai entendu beaucoup de bien. Alors forcément, je m'y suis jetée avec espoir et un bon sentiment. J'allais, je l'espère passer un bon moment. Ce fut évidemment le cas et j'ai découvert une fratrie de trois sœurs toutes plus différentes et loufoques les unes que les autres. Entre la chapardeuse Merryvère, une jeune fille qui passe son temps sur les toits et à cambrioler avec classe et brio, Tristabelle, l'aînée qui fait en sorte qu'elles s'en sortent toutes les trois et Dolorine, la plus jeune, celle capable de discuter avec de nombreux fantômes, les sœurs carmines est un très bon roman fantasiste dans un univers sombre et malfaisant.

A Grisaille, tout n'est que danger et tristesse. Pour s'en sortir il faut être rusé et ne pas craindre de faire du mal à son voisin. Nos héroïnes usent de leur charme, et abusent de la naïveté des hommes qui l'entourent.

Chacune à sa manière apporte une touche d'action et de féminité dans un monde où le brouillard domine. A Grisaille, il ne faut jamais montrer nos émotions ou notre peur sans quoi cela se retourne contre soi et les trois sœurs l'ont bien compris !

Ca se lit avec délice, on se régale des péripéties de Merryvère et on adore prendre le thé avec Dolorine et ses amis les fantômes dont certains sont à mourir de rire. L'humour est omniprésent et fait un contraste saisissant entre la dureté de l'histoire qui semble légère et nos héroïnes très piquantes. Ne vous y trompez pas, malgré l'humour bien présent, les sœurs carmines est un roman sombre à la Tim Burton où le peu de lumière permet de respirer et non de suffoquer.

En bref, les sœurs carmines est un très bon premier tome et l'on se montre pressé de retrouver nos héroïnes ! Un dernier petit mot sur la couverture renversante ! Ce jeu d'ombre tout au long est du meilleur effet !  

Les plus :
- Les soeurs, super attachantes.
- L'univers
- L'humour

Les moins :
- Un peu de mal à me lancer dans le début du roman pour ensuite totalement le savourer !

jeudi 8 juin 2017

S'accrocher aux étoiles de Katie Khan


Année d'édition : 2017
Edition : Super 8 edition
Nombre de pages : 353
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Dérivant dans l'espace, Carys et Max n'ont plus que 90 minutes disponibles d'oxygène – 90 minutes durant lesquelles il vont essayer de sauver leur vie. 

Accrochés l'un à l'autre, les deux amoureux regardent la planète bleue, se souviennent de leur rencontre, et évoquent le monde qu'ils laissent derrière eux. Un monde censément idéal, duquel l'amour véritable est banni.

Mon avis :


S'accrocher aux étoiles est un très beau roman. Une histoire et une romance atypique teintée de poésie et d'espoir dans un monde futuriste où rien ne va plus. La Terre n'est plus que l'ombre d'elle-même, où l'amour n'a plus de droit ni de pouvoir. En effet, il faut attendre d'avoir 35 ans pour vivre en couple et avoir des enfants. Avant, c'est illégal et interdit... Mais voilà que Max et Carys ont bravé l'interdit, se cachant aux yeux de tous avant d'être envoyé en mission dans l'espace.


La plume de l'auteur aura su me captiver entre ses nombreux retour dans le passé pour comprendre de quoi il retourne et les passages au présent, où Carys et Max sont perdus dans l'espace avec tout juste 90 min d'oxygène avant de mourir. Mais aucun ne s'avoue vaincu et ils profitent des derniers instants pour se parler à cœur ouvert, profiter ensemble de leur dernier soupir...

S'accrocher aux étoiles est une ode à l'amour et à la passion. Au privilège des gens amoureux, de ceux qui écoutent leur cœur envers et contre tous. Une ode à la différence et au combat épique et éprouver qu'est l'amour. Ils auront su me captiver et me séduire et jusqu'au bout, jusqu'à la dernière page, j'ai été amoureux de Carys et de Max. De ce duo improbable qui se bat contre une utopie qui n'a rien de favorable pour l'Homme et qui empêche justement l'amour d'exister.

J'ai aimé vivre ces instants du présent où on les suit tenter l'impossible pour s'en sortir tandis qu'ils dérivent dans l'espace. Mais j'ai aussi adoré découvrir leur passé, leur rencontre et leur histoire personnelle.

Ce roman de science-fiction abordable pour tous apporte une douce note de mélancolie et de réflexion sur la place de l'amour dans la vie. Oubliez toutes les romances lus jusqu'à présent et laissez-vous séduire par Max et Carys. Vous n'en sortirez pas indemne et comme moi, il y a des chances pour que vous versiez votre petite larme.

Gros coup de cœur pour la couverture sublime et des plus réussi Sobre et efficace comme je les aime.

Les + :
- l'originalité de l'univers proposé : de la SF loin d'être exagérée.
- un couple tout ce qu'il y a de plus normal (enfin !)
- Une intrigue qui n'est pas sans rappeler Gravity, les effets visuels en moins (forcément)

Les - :
- Peu d'action


dimanche 4 juin 2017

Bilan Mai 2017


Nous sommes début Juin et je suis comme le lapin d'Alice, très en retard pour ce bilan bien pauvre, je le crains. Entre la varicelle des enfants, le boulot qui me prend beaucoup de temps et d'énergie, j'ai eu beaucoup de mal à trouver le temps de lire et de mettre à jour mes chroniques.

Il me tarde de trouver une organisation qui me permette de jongler entre boulot, vie privée et lecture ! 

Voici sans plus tarder mon bilan lecture :

Mon top :

  
1.S'accrocher aux étoiles de Katie Khan (353 pages, chez Super 8 edition)
2. Ennemis tome 6 : les proies de Charlie Higson (493 pages chez PKJ)
3. L'affaire Isobel Vine de Tony Cavanaugh (413 pages chez Sonatine)

Mon flop :

4.Caraval de Stephanie Garber (479 pages chez Bayard edition)

Mes autres lectures :
 

5. Dark Romance de Penelope Douglas (497 pages &H)
6. Intemporia tome 3 la clef des ombres de Claire Lise Marguier (410 pages chez les editions du Rouergue)


Mes acquisitions du mois :

   
   
 

Mes prévisions livresques :

  
  

Les livres qui me font de l'oeil en Juin
   
 

Bon mois de Juin à tous !

lundi 29 mai 2017

Dark Romance de Penelope Douglas


Année d'édition : 2017
Edition : harlequin
Nombre de pages : 497
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Le grand début de la dark romance en France. Personne n'explore aussi bien la frontière entre la destruction et l'amour que Penelope Douglas. Un nom à retenir.

Leur amour peut les sauver… ou les détruire.
Michael Crist. Un nom qui fait frissonner chaque fille de notre petite communauté privilégiée de la côte Est. Moi comme les autres. Sauf que moi, ce n’est pas sa beauté à couper le souffle ou le fait qu’il soit riche et adulé qui me fascine – enfin, pas seulement. Non, moi, c’est la noirceur que je devine sous sa carapace dorée. La violence dans son regard noisette. Son mépris pour les règles, les lois, la morale. Ce miroir permanent de tout ce qui est noir et sombre au fond de moi. En dix-neuf ans, Michael ne m’a jamais jeté un regard. Mais, le jour où il s’intéresse à moi, je ne sais pas si je dois être excitée… ou terrifiée.

Mon avis :

La Dark romance est un genre qui a la côte en ce moment. A part Madame X qui est assez sombre et très bien écrit, je n'ai jamais eu l'occasion de découvrir réellement ce genre qui fait tant couler d'encre. Ce fut enfin chose faite avec Dark Romance. J'ai pu voir ça et là que le roman avait fait scandale, qu'il était sombre et violent et pourtant... et bien je dois avouer rechercher encore tous ces ingrédients.

Alors oui, la romance n'est pas très gaie et joyeuse, nos personnages sont torturés, mais la violence je ne l'ai pas spécialement perçue. Et autant vous dire que j'ai davantage eu la sensation de lire une histoire avec beaucoup de ressemblance avec les liaisons dangereuses version ado qu'à de la Dark Romance. Si tous les romans de Dark sont dans cette veine, je passe, parce que même si j'ai passé un bon moment avec Dark Romance, j'avoue m'être un petit peu ennuyée parce que j'attendais à en sortir perturbée et choquée. Ce ne fut pas le cas, mais j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture en compagnie de nos héros.

Il faut dire que la plume est ultra addictive. Vraiment. Le livre se dévore rapidement, on a très envie de découvrir ce qu'il va arriver à Erika et comment elle va réussir à échapper aux griffes de notre quatuor imprévisibles. Parce que voilà après plusieurs années, deux pour être exactes, Erika devient la cible des cavaliers de son ancien lycée. Ils veulent à tout prix se venger d'elle et de quelque chose qu'elle leur a fait deux ans plus tôt. Forcément, au fil des pages, on fait des bonds dans le passé pour comprendre qui ils sont et pourquoi ils agissent de la sorte. Parce que oui, ils sont dangereux et riches et pensent pouvoir se permettre de faire ce qu'ils veulent. 

Mais forcément Erika n'est pas insensible au charme du meneur Michael, le grand frère de son ex petit ami. Depuis des années, elle lorgne dessus et s'imagine une relation intense et explosive. La relation va évoluer et au fur et à mesure on sent que quelque chose d'intime se passe entre nos deux têtes brûlées. 

Certains trouveront la relation malsaine, mais lorsqu'on commence à saisir le passé de chacun et leur personnalité, on se rend bien vite compte qu'ils forment un très bon duo et qu'ils sont deux âmes soeurs.

Dark romance c'est donc une romance sous fond de vengeance et de coup bas. Parfois intense et surprenant, parfois déroutant dans les choix de l'héroïne et certains événements un peu too much, on passe malgré tout un bon moment. 

Les plus :
- La relation Erika/Michael
- L'addictivité
- La plume de l'auteur

Les moins :
- Une promesse sur le côté Dark non tenue.
- Des choix parfois Too much.



dimanche 28 mai 2017

intemporia tome 3 : la clé des ombres de Claire Lise Margier

Année d'édition : 2017
Edition : Du rouergue
Nombre de pages : 410
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Le trône a fait son choix et le destin du royaume est entre de nouvelles mains. Yoran, malgré son âge, doit maintenant régner et réunir sous sa bannière le peuple et les anciens soldats de Yélana. Mais la reine déchue n'a pas dit son dernier mot et ses pouvoirs, toujours aussi puissants, se tournent à nouveau vers la communauté de la Plaine… Dernier tome de la trilogie, «La clé des ombres» vient clore la quête épique de son jeune héros, Yoran. 

Mon avis :

Yoran est désormais au pouvoir, mais lui qui n'était qu'un homme comme tant d'autres se voit attribuer des pouvoirs qui l'effrayent. Choisir un nouveau chef des armées et s'assurer que ses proches et son royaume soient en sécurité parce que la menace existe toujours. Car oui, Yélana est toujours en vie, et prête à tout pour se venger et récupérer son trône...

Ce troisième et dernier opus d'intemporia clôt avec brio la trilogie. Si les premiers tomes étaient sympathiques mais manquaient selon moi de substances, je dois bien avouer que ce dernier tome est plus mâture et plus abouti. Il permet de donner une réelle profondeur à son titre et à tous les événements précédents. Yoran est désormais plus sur de lui et même s'il ne se sent pas l'étoffe d'un meneur et d'un chef, il va tout faire pour protéger les siens et être un bon dirigeant.

On sent également que leur destinée leur échappe à tous. Comme s'ils n'étaient que les pions d'une sombre machination crée bien avant leur naissance. Oui, ils n'ont même pas l'opportunité de choisir leur destin et de faire ce qu'ils veulent, car tout était prévu. Ils ne sont donc que des pantins et on découvre une autre vision du destin via ce dernier opus.

J'ai en tout cas aimé le voyage et les descriptions de l'auteur, mais surtout d'en apprendre davantage sur le passé de nos héros qui vont découvrir leurs origines avec stupéfaction.

En bref, ce dernier opus est meilleur que les précédents et posent à nouveau la question de la destinées et de la mort. Une bonne lecture ! Une trilogie à conseilleur aux amateurs de fantasy, à ceux qui veulent découvrir le genre avec une saga bien écrite, facile d'accès et en seulement trois tomes.

Les plus :
- Le thème de la mort et du destin
- L'évolution des personnages
- Le format trilogie qui évitera l'ennui ou la répétition dans les trames.

Les moins :
- Les premiers tomes moins aboutis
- Le fait que les fanas de fantasy risquent de s'ennuyer un peu. 


jeudi 25 mai 2017

Caraval de Stephanie Garber

Année d'édition : 2017
Edition : Bayard
Nombre de pages : 479
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un jeu... Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n'est qu'illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l'on ne se réveille pas...

Mon avis :

Caraval a été un roman particulier. Sensible à la qualité et l'esthétique de sa couverture, forcément, je me suis révélée faible et très intriguée par son contenu. Je ne connaissais pas l'auteur et je n'avais aucune idée de ce qu'il racontait, n'ayant même pas été voir la quatrième de couverture. 

Dans l'ensemble, j'ai apprécié ma lecture. L'univers est intrigant et l'histoire très originale. J'ai apprécié l'évolution des personnages, mais j'avoue qu'au départ, ils m'ont beaucoup agacé. Scarlett est assez peureuse, voire même un peu lâche et elle ne pense qu'à deux choses : retrouver sa soeur et rentrer à temps pour son mariage avec un inconnu. Scarlett c'est typique le genre de personnage qui n'ose pas prendre de décision et qui se laisse porter un seul objectif. Elle n'ose pas s'éparpiller et penser un peu à elle. A part retrouver sa soeur, je l'ai trouvé parfois insignifiante et j'aurais aimé qu'elle nous montre davantage son côté audacieux et courageux. Il n'y a vraiment que vers la fin qu'elle ose enfin dire tout haut ce qu'elle pense tout bas.

Julian c'est le personnage masculin par excellence. Celui qui semble cacher bien des secrets et va vite faire succomber notre héroïne. On sait au départ bien peu de choses sur lui, mais on se doute qu'il n'est pas là par hasard ou pour les beaux yeux de deux demoiselles en détresse. Julian est téméraire et n'hésite pas à aller au devant du danger, parfois trop ce qui apporte son lot d'interrogation le concernant.

Le troisième personnage clef, c'est Tella, la soeur de Scarlett qu'on ne voit que très peu finalement puisqu'elle a disparu et que le but justement c'est de la retrouver. Mais le peu que j'en ai découvert m'a beaucoup plu. Tella c'est l'aventurière, celle qui veut prendre en main son destin et changer sa vie. J'ai aimé ce côté combatif jusqu'au bout même si elle aussi finira par se faire avoir en partie à cause de sa naïveté.   

En fait, je me rend compte que je m'attendais à quelque chose bourré de magie, de surprise et de rebondissement le tout avec de l'action et de l'enchantement. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à ce mix d'ingrédients et finalement ce ne fut pas ça. Je m'explique : dans Caraval, on joue. Tout n'est qu'illusion et faux semblant, du moins en apparence et c'est ce que tous aiment crier. Mais Scarlett va vite se rendre compte que parfois les choses sont bien ce qu'elles semblent être. Il va devenir alors difficile pour la jeune femme de s'en sortir et de démêler le vrai du faux. Mais voilà la magie manque cruellement à l'appel et sur la fin je n'avais qu'une hâte c'était qu'enfin les soeurs soient réunies pour passer à autre chose. 

Caraval reste cependant une bonne lecture et malgré ses défauts, j'ai trouvé l'univers et l'intrigue très originaux. Certaines scènes sont assez sombres, rien n'est très glorieux et joyeux dans cet univers où c'est chacun pour soi. Il faut dire qu'un vœux en gain c'est une chance inespérée pour certain. En bref, j'aurais passé un moment sympathique en compagnie de notre duo et j'ai malgré tout aimé l'ambiance très théâtrale de Caraval. Voilà un livre qui trouvera vite son public.

Les plus :
- L'univers
- L'ambiance
- L'intrigue

Les moins :
- L'héroïne, trop tête à claque
- Le manque de magie promis


dimanche 21 mai 2017

L'affaire Isobel Vin de Tony Cavanaugh

Année d'édition : 2017
Edition : Sonatine
Nombre de pages : 413
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le nouveau Michael Connelly est australien. Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative. Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé. Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions. Une description rarement vue des rouages policiers. Une ville, Melbourne, personnage à part entière du roman. Une intrigue captivante. Et un antihéros plein de blessures intimes, misanthrope et obstiné, que l’on a envie de retrouver à peine la dernière page tournée.

Mon avis :

L'affaire Isobel Vine est un thriller efficace et rondement mené. J'ai passé en compagnie de nos héros un excellent moment grâce à une enquête palpitante où les suspects sont nombreux et où on se demande jusqu'à la fin qui est le coupable, et surtout si coupable il y a.

On fait rapidement la connaissance de Darian Richards, un ancien flic qui a décidé de démissionner et de tout abandonner après l'échec cuisant d'une de ses enquêtes où le tueur en série court toujours. Et tandis qu'il profite de sa solitude, voilà que son ancien patron, son ami et mentor lui demande de blanchir totalement le futur chef de la police au sujet d'une mort qui est toujours restée suspecte, vingt cinq ans plus tard. Darian accepte malgré lui et demande du soutien à Maria, la seule en qui il a confiance et à Isosceles, un geek qui ne vit que via les réseaux et l'informatique. 

L'enquête avance à petit pas, entre interrogatoire, découverte des procès verbaux cette fameuse nuit où une jeune femme de dix huit a été retrouvé morte à son domicile étranglée par une cravate. Suicide, jeux sexuels qui a mal tourné ou meurtre, c'est ce que Darian va devoir découvrir et il n'a que peu de temps pour blanchir totalement Nick le prochain chef de la police. Certes, l'enquête est assez lente, mais l'ambiance est sublime, poétique. En même temps qu'on découvre les lieux, Darian se souvient d'une multitude d'événements de son passé qui s'y sont déroulé. Tout à son enquête, il se laisse submergé par un tas de souvenir qu'il nous partage généreusement. Des meurtres, des suicides, des règlements de comptes... chaque lieu est propice à un acte barbare et violent et Darian ne cesse de nous les évoquer pour que l'on comprenne un peu mieux pourquoi il a préféré abandonner sa mission de protection et d'enquêteur au profit d'une vie calme et solitaire.  

Entre cette ambiance de fausse quiétude qui règne et où les suspects sont nombreux, on fait la connaissance d'un trio improbable et attachant : Darian, ce flic au méthode cash et qui cherche toujours la vérité, peu importe comment il l'obtient, Maria, cette femme flic amoureuse d'un gangster qui n'hésitera pas à intervenir pour la femme qu'il aime au détriment de la loi et Isosceles, un solitaire, calme et maniaque qui ne vit que pour l'informatique, préférant la compagnie d'un ordinateur à celle de personne. Ce trio qui va devoir remonter le temps pour découvrir si Isobel a été assassinée ou non. Les langues vont se délier peu à peu, mais j'avoue que jusqu'au bout les révélations sont surprenantes. Je ne m'attendais pas du tout à un tel dénouement ! 

Avec ce premier roman de l'auteur, je suis conquise et impatiente de découvrir les prochaines enquêtes de Darian. Alors certes, un détail m'aura un peu chiffonné concernant une preuve direct pour inculper un personnage, une preuve qu'on aura gardé pendant 25 ans à l'abri des regards indiscrets, une preuve que toute personne normalement constituée aurait jeté depuis longtemps et qui finit par ressurgir pour sauver la mise de Darian qui avouons-le patauge un peu avec cette enquête par moment. Sans ce détail trop facile, j'aurais sans nul doute eu un gros coup de coeur... L'auteur nous transporte avec lui et ses héros, mais aussi avec Isobel dont on découvre l'histoire au fur et à mesure via de nombreux flashback qui nous permettent de cerner le personnage et de comprendre ce qu'elle a enduré... pauvre fille naïve...

L'affaire Isobel Vine est un très bon thriller. Bien ficelé, bien pensé, il est intelligent et prenant. Jusqu'au bout, j'allais de surprise en surprise face à ces flics corrompus, ces gens qui se fichent de la vie d'une innocente... Il me tarde de retrouver Darian !

Les plus :
- L'enquête 
- Les personnages

Les moins : 
- Une preuve qui surgit de nulle part et qui permet de quasiment clôturer l'enquête.


dimanche 14 mai 2017

Ennemis tome 6 : les proies de Charlie Higson

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 493
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Dans un Londres apocalyptique, une étrange maladie a transformé les adultes en morts-vivants… Leur seule nourriture : leurs enfants ! Ils les chassent, ils les tuent, ils les dévorent… fuyez ! Âmes sensibles, s’abstenir…

ZOMBIS, MORTS-VIVANTS, CREVARDS, REVENANTS, ECTOPLASMES, SPECTRES… ?

NON, PIRE. DES ADULTES ! Les survivants sont persuadés que la campagne sera plus sûre que la ville… Grave erreur. L’Ennemi est partout. Il devient presque impossible de lui échapper.

Mon avis :

Cela ne sera pas une surprise si je vous dis que j'ai adoré ce sixième tome ? On sent que la fin approche et l'auteur apporte son lot de rebondissements et de possibilité pour le grand final et une fois encore, je ressors sous le charme, captivé par ces gosses qui apprennent à lutter contre des adultes ayant toutes les caractéristiques des zombies, ou presque. Je n'avais pas très envie de le terminer parce que l'attente sera longue jusqu'au final, mais cette nouvelle plongé dans l'ambiance des crevards me fait bien prendre conscience de la qualité de la saga.

Ce sixième opus reste toutefois le plus intimiste. On y suit pendant plus de la moitié la soeur de Sam, Ella et Scarface, ce gamin effrayant et presque mort qui la protège pour on ne sait quelle raison obscure. Leur duo fonctionne à merveille et on se prend vite de compassion pour Scarface, celui qui semble décrit comme un monstre de par son apparence et ses nombreuses cicatrices. Scarface qu'on prend tout d'abord pour un ennemi, tant son apparence est effrayante, pour finalement découvrir que c'est un ado qui en a bavé pour survivre et qui se cache des enfants en partie à cause de son apparence physique. 

Alors voilà, on suit Ella et Scarface qui tentent de survivre à deux face à une horde d'adultes de plus en plus violente et nombreuse. Des adultes prêt à tout pour dévorer nos chers enfants et se régaler de leur chair. L'ambiance reste assez oppressante et angoissante et craint chaque fois de voir l'un de nos héros mourir sous nos yeux comme semble tant l'apprécier l'auteur. La survie est toujours autant mise en avant, même si pour le coup, on se focalise davantage sur Scarface et Ella qui tente de retrouver la communauté et un semblant de vie normale. En effet, on sait de par les précédents tomes que des enfants sont parvenue à se créer une vie en communauté qui semble efficace et Ella cherche justement à retrouver le confort et la protection auprès d'un des différents groupes qui occupe la région. 

Là avec cet opus, on est dans l'attente et dans la supposition de ce qu'il peut se passer pour le grand final. Après avoir perdu tant de héros et de personnages, on se demande quelle surprise horrible nous réserve l'auteur. Il semble prendre un malin plaisir à jouer avec nos nerfs et c'est aussi pour ça que j'apprécie tant cette saga où rien n'est jamais acquis. Je me pose beaucoup de questions sur le dénouement, sur la solution qui sera apporté si solution il y a et j'espère vivement ne pas être déçue par les choix de l'auteur quand à ce final que je pense explosif.

Les Proies nous prouvent une fois tout le talent de l'auteur et la qualité de cette saga. Ne vous fiez pas au fait que la saga soit classée YA, parce que très franchement c'est parfois aussi angoissant et gore qu'un roman adulte. Il faut simplement se dire que nos héros sont très jeunes, ce sont des gosses à qui ont demande de se battre, de se protéger mutuellement et d'apprendre à subvenir à leur besoin quand le reste du monde est anéanti, détruit... Chapeau à l'auteur, me concernant, c'est une pure réussite et l'une des sagas YA les plus aboutis que j'ai lu à ce jour dans le milieu post-apocalyptique !

Coup de coeur !

Les plus :
- L'ambiance très angoissante
- Les héros, des gosses qui tentent de survivre 
- La qualité de la saga après un sixième tome des plus réussi !

Les moins :
- On sent que la fin approche, c'est dur de les quitter. 


lundi 8 mai 2017

Inséparables d'Elie Darco

Année d'édition : 2017
Edition : Magnard
Nombre de pages : 304 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Ballotés au gré des affectations successives de leurs parents militaires, Alec et sa sœur Beryl sont un peu livrés à eux-mêmes. Complices et inséparables, ils aiment repousser leurs limites et tenter des expériences dangereuses, quitte à enfreindre les règles. Mais quand la famille échoue dans une petite ville perdue au milieu de la forêt, loin de toute animation, l'ennui les gagne....

Mon avis :

Elie Darco est une auteur que je connais depuis très longtemps. Aussi lorsqu'elle m'a proposé de découvrir son roman, j'ai accepté. Je n'ai même pas été inquiété par le côté estampillé YA du roman parce que le résumé avait quelque chose de très intrigant. 

Et bien je dois confirmé que ce roman est de très bonne facture. Elie Darco signe là un thriller sur fond de SF très bien pensé et très en phase avec notre triste actualité. Plus j'avançais dans ma lecture et moins je me doutais des rebondissements et du dénouement. Voilà donc un point très positif, je n'ai rien vu venir ! 

Dans Inséparables, on suit Beryl et Alec, frère et soeur qui ne parviennent pas à s'attacher aux jeunes de leur âge du fait que leur parents sont sans cesse muté dans de nouvelles régions. Aussi, notre duo s'amuse comme il le peut et joue avec le danger. L'adrénaline, c'est leur moteur, ce qui leur permet de tenir et d'avancer main dans la main. Alec est le frangin plus réservé, celui qui réfléchit davantage et qui protège sans cesse sa tête brûlée de frangine. Parce que Beryl est un véritable volcan, prête à tout pour se démarquer et s'amuser. Mais leur lien est puissant, fort et indestructible. Ils sont véritablement ce qu'on appelle des inséparables !

J'ai adoré suivre leur duo au travers de cette aventure palpitante qu'ils vont vivre jusqu'à ce jour fatidique où Alec aura un accident et où plus rien ne sera comme avant. Et c'est là où l'auteur joue habilement avec la science fiction. On est étonné, surpris par ce qui s'enchaine sous nos yeux. C'est intelligent et bien amené, vraiment et j'ai beaucoup aimé creuser avec nos héros ces découvertes majeures. Alors oui ça surprend, mais en même temps ça inquiète et ça nous met en colère... Comment peut-on sous prétexte de protéger la population jouer de la sorte avec des êtres humains ? Triste histoire tout à fait crédible !

Elie Darco maîtrise son histoire et son univers. A aucun moment on ne trouvera le texte puéril ou immature, c'est même bien plus adulte que ça n'y paraît et c'est ça qui m'a plu. Les péripéties s'enchaînent tout en gardant la psychologie des personnages intactes. C'est bien écrit, bien amené, le dénouement est satisfaisant et les explications sont cohérentes avec tout le début du roman. A découvrir !

Les plus :
- L'originalité de l'intrigue
- Le duo d'inséparable

Les moins :
- Le roman enchaîne vite les péripéties et événements du fait de son court format.