lundi 18 septembre 2017

La mort du temps d'Aurélie Wellenstein


Année d'édition : 2017
Edition : Scrineo
Nombre de pages : 284
Public visé : Young Adult 
Quatrième de couverture : 
Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s'amalgament deux-mille ans d'architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n'a plus qu'un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l'Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l'anéantir. Si elle s'arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d'étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.


Mon avis :

Aurélie est une auteur atypique. De ceux qui ont la capacité de toujours vous surprendre. Après le roi des fauves ou encore les loups chantant, voici un nouveau roman où l'auteur laisse son imagination prendre le dessus proposant un récit unique et bouleversant.

L'on ne saurait qualifier réellement l'ouvrage ici présenté. Tantôt historique, tantôt fantaisiste ou futuriste, l'auteur joue avec les codes pour les mélanger de manière totalement cohérente. Un ovni, un roman surprenant et qui ne pourra se ranger dans aucune case. De l'imaginaire à 100%, loin d'utiliser des clichés et mettant à l'honneur le talent d'Aurélie pour nous entraîner toujours plus loin dans son imagination.

L'apocalypse ? Sujet maintes fois traités dans les romans et pourtant, Aurélie décide de prendre le pari de le revoir à sa sauce. Gardant toujours en tête de nous époustoufler, c'est dans un monde totalement revu et nouveau que va évoluer notre héroïne. Un monde où passé et présent se mélangent le tout dans des circonstances étranges, proposant une architecture nouvelle et une toute nouvelle façon de vivre. Fuir le flash, ne pas se faire happer par la lumière pour garder son corps et son esprit intact, voilà le but de Callista, en plus de retrouver sa meilleure amie. Une héroïne complètement humaine avec ses failles et ses atouts. Une jeune fille tantôt prise d'effroi tantôt d'espoir. Une vraie guerrière comme je les aime parce qu'elle possède tout ce qui fait de nous des humains : des émotions cohérentes vis à vis de sa situation. 

Et puis on rencontre Roland. Cet homme cheval venu d'une toute autre époque et qui semble si important aux yeux de l'auteur. La thématique de l'anima et de l'homme animal est récurent dans les ouvrages d'Aurélie. Entre les loups quasi humains dans les loups chantant ou ces adolescents qui se métamorphosent en bête dans le roi des fauves, voilà un thème que l'auteur aime aborder et ce, peu importe l'univers qu'elle décide d'utiliser. 

Une fois encore j'ai été captivé par ces corps démembrés, ces paysages désolés et cette quête intense que vivent nos héros. Une pépite, que dis-je, encore une réussite et un roman dont on ne sort pas indemne !

Lecture coup de coeur

dimanche 17 septembre 2017

On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx


Année d'édition : 2017
Edition : Michel Lafon
Nombre de pages : 283
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Jeune senior de 59 ans, tout juste préretraitée, cherche à partager appartement proche tour Eiffel avec colocataire gai et optimiste. Profil idéal recherché : étudiant étranger voire jeune quadra en transition de vie. » Telle est l’étonnante annonce que la pétillante Jeanne a publiée pour réaliser son voeu le plus cher : habiter près de la tour Eiffel. Mise en retraite anticipée par son employeur, fière de laisser voler de ses propres ailes son fils Léo – le seul homme de sa vie –, Jeanne est déterminée à se prouver qu’il n’y a pas d’âge pour vivre ses rêves, en se lançant dans l’aventure de la colocation. Cette nouvelle vie, riche de surprises et de belles rencontres, pourrait bien l’amener à s’autoriser enfin à explorer des horizons qu’elle s’était jusque-là interdits.


Mon avis :

Ce roman est une bouffée de fraîcheur. Loin d'être le genre que je lis habituellement, je dois bien avouer qu'il m'aura fait passer un bon moment de lecture malgré quelques longueurs ici et là. Jeanne est une femme forte et attachante et j'ai beaucoup apprécié de faire ce chemin avec elle.

Jeanne c'est une femme qui décide de prendre sa vie en main malgré son âge. Pour elle, il n'est pas trop tard pour se mettre en colocation à Paris là où elle a toujours rêvé de vivre. S'en suit la recherche du bien parfait, près de la Tour Eiffel et du locataire idéal pour l'aider dans cette vie nouvelle. Et voilà que Jeanne rencontre Paulo, un étranger qui va devenir son ami et son confident. Non qu'il remplacera son fils, mais Jeanne le considérera comme un membre de sa famille veillant sur lui et lui apportant soutien et réconfort lorsqu'il en aura le plus besoin.

J'ai apprécié leur relation un peu de mère-fils. Cette façon qu'ils avaient de discuter ensemble de tout et de rien, de leur histoire familiale réciproque, de leurs attentes de la vie, de leur vie sentimentale. Ils ne se cachaient rien et c'était très mignon de les voir ainsi si proche, eux que tout oppose.

Et puis c'est Julien qui prend ensuite la relève de Paulo. Un homme plus âgé, divorcé et père de deux charmantes filles. Un homme qui très vite aussi s'attacher à Jeanne et l'aider à apprécier la vie à sa juste valeur.


On met longtemps à devenir jeune conte l'histoire d'une femme qui approche de la soixantaine et qui vit au jour le jour, sans se soucier du lendemain. J'aurais passé un bon moment avec ce roman, même si la romance est tardive et trop rapide selon moi. C'est vrai que le roman est fin et on a cette impression que tout s'enchaine bien trop vite nous empêcher d'apprécier les personnages qui croisent la route de Jeanne à leur juste valeur.

Une belle histoire tout de même que je ne regrette pas d'avoir lu et qui me permet de sortir un peu de ma zone de confort.


Lecture apaisante.

jeudi 31 août 2017

Les silences de l'hiver de Benjamin Murcy


Année d'édition : 2017
Edition : Rebelle
Nombre de pages : 212
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Je m'appelle Olivier et je suis un criminel. Il y a dix ans, j'ai tué un gosse une nuit d'hiver. Accident de voiture sur une route de campagne, pas eu le temps de freiner. Mon père a effacé les traces. Depuis, lui et le spectre du gamin dirigent ma vie. Cette année est différente, ma femme attend notre premier enfant. Sa venue est inacceptable. Mon silence m'étouffe trop. Je n'ai personne à qui parler.

mon avis :


Les silences de l'hiver est un thriller mêlé d'une pointe de surnaturel. La thématique de la culpabilité et du crime jamais dénoncé est ici décortiqué par l'auteur pour nous proposer un roman rapide à lire et intéressant.

Sans pour autant être l'histoire du siècle, pour son premier roman, l'auteur se défend bien et pose là une histoire argumentée et intrigante. Olivier est un homme plutôt attachant qui n'a jamais eu de chance dans sa vie privée. On en déduit très vite qu'il souffre d'un manque affectif énorme de la part de ses parents et peu à peu on se rend compte qu'on a visé juste.

Olivier c'est l'homme que l'on peut croiser partout. Une carrière plutôt réussie, une femme charmante, une vie des plus ordinaires. Excepté peut-être un détail : un événement du passé qui le ronge depuis dix ans maintenant. Dix ans qu'il ne parvient pas à être serein et à se laisser vivre. Dix ans qui le détruise à petit feu.

Au départ, je n'avais pas prévu de lire ce roman. L'auteur que j'ai découvert à la nuit du livre d'Esquelbec m'en a parlé et ayant vu que c'était un premier roman, j'ai eu l'envie de découvrir une nouvelle plume. J'ai bien fais parce que même si j'ai ressenti ça et là des temps morts qui rompait le charme provoquée par une tension apparente, ce fut une lecture très sympathique offrant une fin ouverte comme je les aime et où le lecteur peut se laisser aller à sa propre interprétation. Les thématiques sont assez nombreuses. On y parle de réussite sociale où s'élever dans l'entreprise familiale est important pour tous. Olivier par exemple n'a de cesse de vouloir plaire et satisfaire son père, le grand patron qui pourtant ne lui accorde aucun privilège, bien au contraire. Leur relation est étrange, troublante et pas celle que l'on attendrait d'un père et son fils.

Olivier est aussi un homme amoureux de son épouse Caroline et leur relation qui semble si idyllique au départ va très vite prendre un tournant radical les éloignant l'un de l'autre. Le fait que la jeune femme attende un enfant n'est pas étranger aux changements qui s'opèrent chez Olivier lui qui dix ans auparavant a commis un crime dont il ne se remet toujours pas.

A côté de cette vie déjà compliquée l'auteur nous propose une dimension plus surnaturelle. Ce petit être toujours présent dans la vie d'Olivier, lui rappelant sans cesse sa lâcheté et son manque de compassion. Petit garçon qui n'avait rien demandé à personne et dont on a coupé la vie en plein élan, sans jamais remettre en question le comportement qu'ils ont eu à ce moment là.Et j'aurais beaucoup apprécié de voir ce petit garçon plus présent et parfois plus effrayant, mais finalement à sa manière, tout en douceur, il parvient à instaurer un climat angoissant autour d'Olivier. Jusqu'à cette fin libre, ouverte où chacun peut y aller de ses suggestions.

Les silences de l'hiver est donc un bon premier roman. L'auteur aurait pu pousser davantage la terreur et éviter quelques passages superflus et plat qui casse un peu l'ambiance, mais malgré cela j'ai passé un bon moment.

**Lecture légèrement effrayante.**



mercredi 30 août 2017

A perdre haleine de Aga Lesiewicz


Année d'édition : 2017
Edition : Belfond (Noir)
Nombre de pages : 377
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Trentenaire londonienne, manager dans une société de production, Anna Wright vient de rompre avec son petit ami, trop tendre à son goût. Son seul véritable amour, c’est Prada, sa chienne labrador, avec laquelle elle aime courir au parc d’Hampstead Heath. C’est aussi dans ses allées qu’elle rencontre un bel inconnu. Entre eux, pas un mot, mais des ébats enflammés ! 
À la même période, plusieurs femmes sont victimes de viol dans le parc. Le coupable reste insaisissable et Anna s’inquiète. Serait-elle liée à son insu à ces crimes ?




Mon avis :


Anna trouve sa vie trop ennuyeuse. Avec fiancé, les choses n'évoluent pas comme elle le désirait. Afin de mieux se retrouver et d'oser enfin avoir une vie plus palpitante, la voilà qui décide de rompre avec un petit ami bien trop plat et fade pour pimenter son quotidien. C'est lors d'un jogging dans un parc qu'elle fera la rencontre d'un homme qui bouleversera sa vie.


A perdre haleine est un roman qui démarrait bien. Une petite tension palpable. Une héroïne qui va au bout de ses idées et de ses envies, laissant parler ses pulsions primitifs n'importe où. Jusqu'à ce qu'elle tombe sous le charme d'un autre joggeur avec qui un rapport des plus troublant va s'instaurer. Un jeu du chat et de la souris, un jeu de séduction primitif où chacun fait ce qu'il veut de l'autre, mais toujours avec un consentement tacite. Parce que oui, même sans parler ou échanger une seule parole, Anna va très vite apprécier l'adrénaline que lui procure ses sorties imprévues où elle laisse totalement ses instincts.

Ce roman est un peu arrivé à point nommé dans mon histoire personnelle. Lire la rupture d'une jeune femme quand on le vit soi-même cela apporte forcément une nouvelle vision de notre lecture. De fait, j'ai d'autant plus apprécié Anna qui prend sa vie en main et fait fi des convenances pour vivre comme elle l'entend. Et si au départ l'adrénaline lui plaît, elle se rend compte petit à petit qu'elle perd tout contrôle de sa vie surtout lorsqu'elle s'attache malgré elle à ce joggeur qu'elle ne croise que dans le parc.

Au delà de l'histoire d'une femme qui a besoin de se sentir vivante, on assiste impuissant à un dangereux psychopathe qui assassine et viole des femmes dans ce même parc. Anna va très vite douter de son joggeur mais on sent qu'elle refuse vraiment d'accepter l'idée qu'il soit potentiellement le criminel recherché.

Et quand peu à peu Anna va se sentir oppressé et suivie par quelqu'un qui lui veut du mal, elle va alors craindre pour sa vie.

J'ai aimé la tension qui monte crescendo et même si certaines longueurs sont bien présentes et apportent une certaine crédibilité au récit. Le final m'aura cependant déçue, j'espérais une autre fin, vraiment... c'était là trop facile de choisir cette solution et je m'attendais à tout autre chose.

En bref, A perdre Haleine est tout de même un roman original et sympathique. Partant du désir d'une femme de changer de vie et de céder à ses pulsions, on arrive à un thriller plutôt bien mené.  

** Bon divertissement**

dimanche 13 août 2017

Barefoot Bay tome 3 : Pieds nus au soleil de Roxanne ST. Claire


Année d'édition2017
EditionJ'ai Lu
Nombre de pages : 377
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Quand Oliver rencontre Zoé, c'est le coup de foudre. Un jour, elle lui confie même son incroyable secret : enfant, elle a été sauvée d'une famille d'accueil maltraitante par sa voisine Pasha qui l'a « kidnappée » ; depuis leur vie n'a été qu'une longue cavale. Oliver la conjure de régulariser cette situation illégale. Le lendemain, Zoé a disparu, le laissant désespéré. Neuf ans plus tard, c’est à Naples, près de Barefoot Bay, où Oliver dirige une clinique d'oncologie ultra moderne, qu'ils se retrouvent. Zoé surgit un matin dans son bureau pour l'implorer : Pasha souffre d'un cancer, et leur vie clandestine l’empêche de se soigner. Oliver est leur seul espoir. Entre le brillant cancérologue et l'éternelle fugitive, malgré les rancœurs et la défiance, l'Amour est toujours là. Mais tous les secrets n’ont pas encore été dévoilés...



Mon avis :

Ce troisième opus de Barefoot Bay nous permet d'en apprendre davantage sur une nouvelle héroïne. Ici c'est Zoé qui est mise en avant afin de comprendre qui elle est et pourquoi elle fuit Oliver. Le roman s'ouvre donc sur Zoé jeune qui est sous le charme d'Oliver mais qui le fuit dès lors qu'elle raconte son plus gros secret.

Des années plus tard la voici de retour et lui aussi. Et tandis qu'elle tente de lutter face à ses émotions, Oliver lui ouvre les yeux sur eux et sur toutes les possibilités que la vie leur offre à nouveau : les réunir et les rendre heureux.

Ce troisième tome est tout aussi agréable que les précédents, même si pour le coup j'ai eu l'impression aussi que l'histoire était moins légère et plus triste de bien des côtés. A commencer par le personnage de Zoé, écorchée vive qui lutte contre ses sentiments pour protéger sa tante.

J'ai beaucoup aimé son histoire, son vécu et son caractère. C'est une véritable battante qui sait ce qu'elle veut, mais fuit dès lors que la personne qui lui est la plus chère risque le danger. Oliver est aussi un personnage intéressant qui a su se mettre de côté pour son fils et forcément, de retrouver Zoé ne le laisse pas indifférent.


Si la relation n'a rien d'original, comme dans beaucoup de romans du genre, on devine bien vite les tenants et les aboutissants, il permet néanmoins de passer un très bon moment de lecture.

Voilà donc une lecture parfaite pour se détendre au soleil et qui fera du bien au moral. C'est exactement ce que l'on attend de cette saga.

*Lecture détente*

dimanche 9 juillet 2017

Underground de S.L. Grey


Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve (Outrefleuve)
Nombre de pages : 398 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Mon avis :


Tandis qu'un virus mortel s'abat sur l'Asie, les autres continents tentent tant bien que mal d'empêcher l'épidémie de les atteindre. Mais pour certains, ce n'est guère suffisant et c'est dans un bunker souterrain que plusieurs familles ont décidé de passer quelques jours, semaines afin d'en réchapper. Des survivalistes prêt à tout pour survivre aux épidémies et à prouver qu'ils avaient raison depuis le début. Underground nous propose de suivre plusieurs familles installées dans un grand complexe souterrain. Les tensions sont palpables dès le début et le racisme ne fait qu'empirer les choses.


Le roman est très angoissant et étouffant dans le sens où c'est un huis clos particulièrement addictif et mené tambour battant par une plume vraiment addictive et énergique. On ne s'ennuie jamais, les événements même s'ils ne sont pas forcément très rocambolesques apportent leur lot de surprise et de questionnement sur l'Homme et la manière dont il se prépare à affronter des événements dangereux et fulgurants.

Les personnages sont intéressants et tellement différents qu'ils ne perçoivent pas les événements de la même façon. Entre ceux qui s'investissent à fond et ceux qui préfèrent rester en retrait. Ceux qui n'ont confiance en personne et qui sont individualistes et ceux qui au contraire cherchent à rendre le séjour agréable, chacun tente de trouver sa place dans le Bunker... Mais rien ne sera de tout repos et jusqu'aux dernières pages, on sera sans cesse dans cette tension constante. Quand la porte se bloque, qu'un corps est retrouvé, très vite on comprend que les choses tournent au vinaigre et on espère que certains personnages s'en sortiront mieux que d'autres.

Sans forcément révolutionner le genre apocalyptique, Underground est un bon roman qui a le mérite d'être efficace et bien tourner. A découvrir.

Les plus :
- Les personnages
- L'histoire

Les moins :
- Parfois un peu lent dans la construction du récit

dimanche 18 juin 2017

Séduction maudite de Stéphane Soutoul


Année d'édition : 2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 432 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

Mon avis :


Stéphane Soutoul est un auteur que j'aime énormément. Il excelle dans l'art de passer de genre en genre et de satisfaire ses lecteurs avec des romans bourrés d'adrénaline, de véritables page-turner. Séduction maudite ne fait pas exception même si j'avoue l'avoir trouvé un peu en dessous de la proie du papillon qui reste à mon sens le plus sulfureux et addictif écrit par l'auteur.


Séduction maudite c'est une véritable enquête mené en solitaire par Gabrielle après la mort supposée accidentelle de sa jeune sœur. Peu accepte la thèse du suicide ou de l'accident surtout lorsqu'on sait que son fiancé est Stanislas de Beaumiracle, appelé par tous le séducteur maudit du fait de la mort tragique de plusieurs de ses anciennes petites amies. Gabrielle finit donc par se faire embaucher chez les Beaumiracle dans le seul but de découvrir la vérité. Mais voilà que le frère de Stanslas Mathias, ne la laisse pas indifférente alors qu'il est comme tous les autres, un suspect potentiel.

Séduction maudite est une belle histoire. Une enquête palpitante où j'ai hélas trop tôt deviné l'identité du coupable. Malgré cela, j'ai avancé dans ma lecture avec un véritable plaisir, captivée par le courage et la ténacité de Gabrielle, même si à plusieurs reprises j'aurais voulu qu'elle lâche prise avec Mathias et laisse parler ses émotions.

Stéphane joue avec nos nerfs, malmène nos personnages et les fait souffrir sans retenue. Du chat aux humains, personne n'est épargné par la terrible vengeance d'un psychopathe qui décime tout le monde sur son passage, à l'abri des regards. Au fur et à mesure de ma lecture, je sentais que le final serait explosif, comme toujours, et je ne me suis pas trompée. L'action est rapide, présente et on en sort littéralement essoufflé comme après un bon jogging.

On ne peut nier le talent de l'auteur à nous surprendre et à instaurer une atmosphère et une ambiance très angoissante et étouffante. Les personnages sont charismatiques à commencer par notre héroïne, une vraie fouine qui va au bout de son instinct malgré les avertissements qu'elle reçoit. Elle ne veut qu'une chose : découvrir la vérité sur la tragique disparition de sa sœur. Mathias était tout aussi intéressant, mais j'avoue avoir adoré Stanislas et sa nonchalance. Ce personnage qui n'hésite jamais à dire ce qu'il pense sans se soucier des conséquences et à vivre ses passions avec acharnement et empressement.

Mes seuls petits bémols concernent d'abord le choix du nom des héros. Beaumiracle fait très cliché quand on sait que oui la famille est riche et belle. Les frères sont de véritables machines à séduction et les femmes se pâment très vite face à eux. Le second bémol concerne les motivations du criminel. Je ne m'attendais pas du tout à une telle excuse pour expliquer les gestes du criminel.

Ceci dit, cela reste une très bonne lecture, je suis certaine que le coup de cœur aurait été au rendez-vous sans les explications de la fin qui ne m'auront pas forcément convaincu et permis de comprendre les actes commis par le coupable.

Les plus :
- la plume qui une fois de plus se veut poétique et ensorcelante
- l'intrigue sur fond de romance apportant beaucoup d'addictivité
- les personnages très intéressants

Les moins :
- Le cliché du nom des Beaumiracle
- Les motivations du criminel qui ne m'auront pas convaincu

dimanche 11 juin 2017

Les sœurs Carmines, tome 1 : Le complot des corbeaux de Ariel Holzl


Année d'édition : 2017
Edition : Mnémos (Naos)
Nombre de pages : 304 pages
Public visé : Young Adult 
Quatrième de couverture : 
Merryvère Carmine est une monte-en-l'air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s'y trucide allègrement, surtout à l'heure du thé, et huit familles d'aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l'un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d'efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues...


Mon avis :

Les sœurs carmines est un roman dont j'ai entendu beaucoup de bien. Alors forcément, je m'y suis jetée avec espoir et un bon sentiment. J'allais, je l'espère passer un bon moment. Ce fut évidemment le cas et j'ai découvert une fratrie de trois sœurs toutes plus différentes et loufoques les unes que les autres. Entre la chapardeuse Merryvère, une jeune fille qui passe son temps sur les toits et à cambrioler avec classe et brio, Tristabelle, l'aînée qui fait en sorte qu'elles s'en sortent toutes les trois et Dolorine, la plus jeune, celle capable de discuter avec de nombreux fantômes, les sœurs carmines est un très bon roman fantasiste dans un univers sombre et malfaisant.

A Grisaille, tout n'est que danger et tristesse. Pour s'en sortir il faut être rusé et ne pas craindre de faire du mal à son voisin. Nos héroïnes usent de leur charme, et abusent de la naïveté des hommes qui l'entourent.

Chacune à sa manière apporte une touche d'action et de féminité dans un monde où le brouillard domine. A Grisaille, il ne faut jamais montrer nos émotions ou notre peur sans quoi cela se retourne contre soi et les trois sœurs l'ont bien compris !

Ca se lit avec délice, on se régale des péripéties de Merryvère et on adore prendre le thé avec Dolorine et ses amis les fantômes dont certains sont à mourir de rire. L'humour est omniprésent et fait un contraste saisissant entre la dureté de l'histoire qui semble légère et nos héroïnes très piquantes. Ne vous y trompez pas, malgré l'humour bien présent, les sœurs carmines est un roman sombre à la Tim Burton où le peu de lumière permet de respirer et non de suffoquer.

En bref, les sœurs carmines est un très bon premier tome et l'on se montre pressé de retrouver nos héroïnes ! Un dernier petit mot sur la couverture renversante ! Ce jeu d'ombre tout au long est du meilleur effet !  

Les plus :
- Les soeurs, super attachantes.
- L'univers
- L'humour

Les moins :
- Un peu de mal à me lancer dans le début du roman pour ensuite totalement le savourer !

jeudi 8 juin 2017

S'accrocher aux étoiles de Katie Khan


Année d'édition : 2017
Edition : Super 8 edition
Nombre de pages : 353
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Dérivant dans l'espace, Carys et Max n'ont plus que 90 minutes disponibles d'oxygène – 90 minutes durant lesquelles il vont essayer de sauver leur vie. 

Accrochés l'un à l'autre, les deux amoureux regardent la planète bleue, se souviennent de leur rencontre, et évoquent le monde qu'ils laissent derrière eux. Un monde censément idéal, duquel l'amour véritable est banni.

Mon avis :


S'accrocher aux étoiles est un très beau roman. Une histoire et une romance atypique teintée de poésie et d'espoir dans un monde futuriste où rien ne va plus. La Terre n'est plus que l'ombre d'elle-même, où l'amour n'a plus de droit ni de pouvoir. En effet, il faut attendre d'avoir 35 ans pour vivre en couple et avoir des enfants. Avant, c'est illégal et interdit... Mais voilà que Max et Carys ont bravé l'interdit, se cachant aux yeux de tous avant d'être envoyé en mission dans l'espace.


La plume de l'auteur aura su me captiver entre ses nombreux retour dans le passé pour comprendre de quoi il retourne et les passages au présent, où Carys et Max sont perdus dans l'espace avec tout juste 90 min d'oxygène avant de mourir. Mais aucun ne s'avoue vaincu et ils profitent des derniers instants pour se parler à cœur ouvert, profiter ensemble de leur dernier soupir...

S'accrocher aux étoiles est une ode à l'amour et à la passion. Au privilège des gens amoureux, de ceux qui écoutent leur cœur envers et contre tous. Une ode à la différence et au combat épique et éprouver qu'est l'amour. Ils auront su me captiver et me séduire et jusqu'au bout, jusqu'à la dernière page, j'ai été amoureux de Carys et de Max. De ce duo improbable qui se bat contre une utopie qui n'a rien de favorable pour l'Homme et qui empêche justement l'amour d'exister.

J'ai aimé vivre ces instants du présent où on les suit tenter l'impossible pour s'en sortir tandis qu'ils dérivent dans l'espace. Mais j'ai aussi adoré découvrir leur passé, leur rencontre et leur histoire personnelle.

Ce roman de science-fiction abordable pour tous apporte une douce note de mélancolie et de réflexion sur la place de l'amour dans la vie. Oubliez toutes les romances lus jusqu'à présent et laissez-vous séduire par Max et Carys. Vous n'en sortirez pas indemne et comme moi, il y a des chances pour que vous versiez votre petite larme.

Gros coup de cœur pour la couverture sublime et des plus réussi Sobre et efficace comme je les aime.

Les + :
- l'originalité de l'univers proposé : de la SF loin d'être exagérée.
- un couple tout ce qu'il y a de plus normal (enfin !)
- Une intrigue qui n'est pas sans rappeler Gravity, les effets visuels en moins (forcément)

Les - :
- Peu d'action


dimanche 4 juin 2017

Bilan Mai 2017


Nous sommes début Juin et je suis comme le lapin d'Alice, très en retard pour ce bilan bien pauvre, je le crains. Entre la varicelle des enfants, le boulot qui me prend beaucoup de temps et d'énergie, j'ai eu beaucoup de mal à trouver le temps de lire et de mettre à jour mes chroniques.

Il me tarde de trouver une organisation qui me permette de jongler entre boulot, vie privée et lecture ! 

Voici sans plus tarder mon bilan lecture :

Mon top :

  
1.S'accrocher aux étoiles de Katie Khan (353 pages, chez Super 8 edition)
2. Ennemis tome 6 : les proies de Charlie Higson (493 pages chez PKJ)
3. L'affaire Isobel Vine de Tony Cavanaugh (413 pages chez Sonatine)

Mon flop :

4.Caraval de Stephanie Garber (479 pages chez Bayard edition)

Mes autres lectures :
 

5. Dark Romance de Penelope Douglas (497 pages &H)
6. Intemporia tome 3 la clef des ombres de Claire Lise Marguier (410 pages chez les editions du Rouergue)


Mes acquisitions du mois :

   
   
 

Mes prévisions livresques :

  
  

Les livres qui me font de l'oeil en Juin
   
 

Bon mois de Juin à tous !

lundi 29 mai 2017

Dark Romance de Penelope Douglas


Année d'édition : 2017
Edition : harlequin
Nombre de pages : 497
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Le grand début de la dark romance en France. Personne n'explore aussi bien la frontière entre la destruction et l'amour que Penelope Douglas. Un nom à retenir.

Leur amour peut les sauver… ou les détruire.
Michael Crist. Un nom qui fait frissonner chaque fille de notre petite communauté privilégiée de la côte Est. Moi comme les autres. Sauf que moi, ce n’est pas sa beauté à couper le souffle ou le fait qu’il soit riche et adulé qui me fascine – enfin, pas seulement. Non, moi, c’est la noirceur que je devine sous sa carapace dorée. La violence dans son regard noisette. Son mépris pour les règles, les lois, la morale. Ce miroir permanent de tout ce qui est noir et sombre au fond de moi. En dix-neuf ans, Michael ne m’a jamais jeté un regard. Mais, le jour où il s’intéresse à moi, je ne sais pas si je dois être excitée… ou terrifiée.

Mon avis :

La Dark romance est un genre qui a la côte en ce moment. A part Madame X qui est assez sombre et très bien écrit, je n'ai jamais eu l'occasion de découvrir réellement ce genre qui fait tant couler d'encre. Ce fut enfin chose faite avec Dark Romance. J'ai pu voir ça et là que le roman avait fait scandale, qu'il était sombre et violent et pourtant... et bien je dois avouer rechercher encore tous ces ingrédients.

Alors oui, la romance n'est pas très gaie et joyeuse, nos personnages sont torturés, mais la violence je ne l'ai pas spécialement perçue. Et autant vous dire que j'ai davantage eu la sensation de lire une histoire avec beaucoup de ressemblance avec les liaisons dangereuses version ado qu'à de la Dark Romance. Si tous les romans de Dark sont dans cette veine, je passe, parce que même si j'ai passé un bon moment avec Dark Romance, j'avoue m'être un petit peu ennuyée parce que j'attendais à en sortir perturbée et choquée. Ce ne fut pas le cas, mais j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture en compagnie de nos héros.

Il faut dire que la plume est ultra addictive. Vraiment. Le livre se dévore rapidement, on a très envie de découvrir ce qu'il va arriver à Erika et comment elle va réussir à échapper aux griffes de notre quatuor imprévisibles. Parce que voilà après plusieurs années, deux pour être exactes, Erika devient la cible des cavaliers de son ancien lycée. Ils veulent à tout prix se venger d'elle et de quelque chose qu'elle leur a fait deux ans plus tôt. Forcément, au fil des pages, on fait des bonds dans le passé pour comprendre qui ils sont et pourquoi ils agissent de la sorte. Parce que oui, ils sont dangereux et riches et pensent pouvoir se permettre de faire ce qu'ils veulent. 

Mais forcément Erika n'est pas insensible au charme du meneur Michael, le grand frère de son ex petit ami. Depuis des années, elle lorgne dessus et s'imagine une relation intense et explosive. La relation va évoluer et au fur et à mesure on sent que quelque chose d'intime se passe entre nos deux têtes brûlées. 

Certains trouveront la relation malsaine, mais lorsqu'on commence à saisir le passé de chacun et leur personnalité, on se rend bien vite compte qu'ils forment un très bon duo et qu'ils sont deux âmes soeurs.

Dark romance c'est donc une romance sous fond de vengeance et de coup bas. Parfois intense et surprenant, parfois déroutant dans les choix de l'héroïne et certains événements un peu too much, on passe malgré tout un bon moment. 

Les plus :
- La relation Erika/Michael
- L'addictivité
- La plume de l'auteur

Les moins :
- Une promesse sur le côté Dark non tenue.
- Des choix parfois Too much.



dimanche 28 mai 2017

intemporia tome 3 : la clé des ombres de Claire Lise Margier

Année d'édition : 2017
Edition : Du rouergue
Nombre de pages : 410
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Le trône a fait son choix et le destin du royaume est entre de nouvelles mains. Yoran, malgré son âge, doit maintenant régner et réunir sous sa bannière le peuple et les anciens soldats de Yélana. Mais la reine déchue n'a pas dit son dernier mot et ses pouvoirs, toujours aussi puissants, se tournent à nouveau vers la communauté de la Plaine… Dernier tome de la trilogie, «La clé des ombres» vient clore la quête épique de son jeune héros, Yoran. 

Mon avis :

Yoran est désormais au pouvoir, mais lui qui n'était qu'un homme comme tant d'autres se voit attribuer des pouvoirs qui l'effrayent. Choisir un nouveau chef des armées et s'assurer que ses proches et son royaume soient en sécurité parce que la menace existe toujours. Car oui, Yélana est toujours en vie, et prête à tout pour se venger et récupérer son trône...

Ce troisième et dernier opus d'intemporia clôt avec brio la trilogie. Si les premiers tomes étaient sympathiques mais manquaient selon moi de substances, je dois bien avouer que ce dernier tome est plus mâture et plus abouti. Il permet de donner une réelle profondeur à son titre et à tous les événements précédents. Yoran est désormais plus sur de lui et même s'il ne se sent pas l'étoffe d'un meneur et d'un chef, il va tout faire pour protéger les siens et être un bon dirigeant.

On sent également que leur destinée leur échappe à tous. Comme s'ils n'étaient que les pions d'une sombre machination crée bien avant leur naissance. Oui, ils n'ont même pas l'opportunité de choisir leur destin et de faire ce qu'ils veulent, car tout était prévu. Ils ne sont donc que des pantins et on découvre une autre vision du destin via ce dernier opus.

J'ai en tout cas aimé le voyage et les descriptions de l'auteur, mais surtout d'en apprendre davantage sur le passé de nos héros qui vont découvrir leurs origines avec stupéfaction.

En bref, ce dernier opus est meilleur que les précédents et posent à nouveau la question de la destinées et de la mort. Une bonne lecture ! Une trilogie à conseilleur aux amateurs de fantasy, à ceux qui veulent découvrir le genre avec une saga bien écrite, facile d'accès et en seulement trois tomes.

Les plus :
- Le thème de la mort et du destin
- L'évolution des personnages
- Le format trilogie qui évitera l'ennui ou la répétition dans les trames.

Les moins :
- Les premiers tomes moins aboutis
- Le fait que les fanas de fantasy risquent de s'ennuyer un peu. 


jeudi 25 mai 2017

Caraval de Stephanie Garber

Année d'édition : 2017
Edition : Bayard
Nombre de pages : 479
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un jeu... Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n'est qu'illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l'on ne se réveille pas...

Mon avis :

Caraval a été un roman particulier. Sensible à la qualité et l'esthétique de sa couverture, forcément, je me suis révélée faible et très intriguée par son contenu. Je ne connaissais pas l'auteur et je n'avais aucune idée de ce qu'il racontait, n'ayant même pas été voir la quatrième de couverture. 

Dans l'ensemble, j'ai apprécié ma lecture. L'univers est intrigant et l'histoire très originale. J'ai apprécié l'évolution des personnages, mais j'avoue qu'au départ, ils m'ont beaucoup agacé. Scarlett est assez peureuse, voire même un peu lâche et elle ne pense qu'à deux choses : retrouver sa soeur et rentrer à temps pour son mariage avec un inconnu. Scarlett c'est typique le genre de personnage qui n'ose pas prendre de décision et qui se laisse porter un seul objectif. Elle n'ose pas s'éparpiller et penser un peu à elle. A part retrouver sa soeur, je l'ai trouvé parfois insignifiante et j'aurais aimé qu'elle nous montre davantage son côté audacieux et courageux. Il n'y a vraiment que vers la fin qu'elle ose enfin dire tout haut ce qu'elle pense tout bas.

Julian c'est le personnage masculin par excellence. Celui qui semble cacher bien des secrets et va vite faire succomber notre héroïne. On sait au départ bien peu de choses sur lui, mais on se doute qu'il n'est pas là par hasard ou pour les beaux yeux de deux demoiselles en détresse. Julian est téméraire et n'hésite pas à aller au devant du danger, parfois trop ce qui apporte son lot d'interrogation le concernant.

Le troisième personnage clef, c'est Tella, la soeur de Scarlett qu'on ne voit que très peu finalement puisqu'elle a disparu et que le but justement c'est de la retrouver. Mais le peu que j'en ai découvert m'a beaucoup plu. Tella c'est l'aventurière, celle qui veut prendre en main son destin et changer sa vie. J'ai aimé ce côté combatif jusqu'au bout même si elle aussi finira par se faire avoir en partie à cause de sa naïveté.   

En fait, je me rend compte que je m'attendais à quelque chose bourré de magie, de surprise et de rebondissement le tout avec de l'action et de l'enchantement. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à ce mix d'ingrédients et finalement ce ne fut pas ça. Je m'explique : dans Caraval, on joue. Tout n'est qu'illusion et faux semblant, du moins en apparence et c'est ce que tous aiment crier. Mais Scarlett va vite se rendre compte que parfois les choses sont bien ce qu'elles semblent être. Il va devenir alors difficile pour la jeune femme de s'en sortir et de démêler le vrai du faux. Mais voilà la magie manque cruellement à l'appel et sur la fin je n'avais qu'une hâte c'était qu'enfin les soeurs soient réunies pour passer à autre chose. 

Caraval reste cependant une bonne lecture et malgré ses défauts, j'ai trouvé l'univers et l'intrigue très originaux. Certaines scènes sont assez sombres, rien n'est très glorieux et joyeux dans cet univers où c'est chacun pour soi. Il faut dire qu'un vœux en gain c'est une chance inespérée pour certain. En bref, j'aurais passé un moment sympathique en compagnie de notre duo et j'ai malgré tout aimé l'ambiance très théâtrale de Caraval. Voilà un livre qui trouvera vite son public.

Les plus :
- L'univers
- L'ambiance
- L'intrigue

Les moins :
- L'héroïne, trop tête à claque
- Le manque de magie promis