mercredi 30 août 2017

A perdre haleine de Aga Lesiewicz


Année d'édition : 2017
Edition : Belfond (Noir)
Nombre de pages : 377
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Trentenaire londonienne, manager dans une société de production, Anna Wright vient de rompre avec son petit ami, trop tendre à son goût. Son seul véritable amour, c’est Prada, sa chienne labrador, avec laquelle elle aime courir au parc d’Hampstead Heath. C’est aussi dans ses allées qu’elle rencontre un bel inconnu. Entre eux, pas un mot, mais des ébats enflammés ! 
À la même période, plusieurs femmes sont victimes de viol dans le parc. Le coupable reste insaisissable et Anna s’inquiète. Serait-elle liée à son insu à ces crimes ?




Mon avis :


Anna trouve sa vie trop ennuyeuse. Avec fiancé, les choses n'évoluent pas comme elle le désirait. Afin de mieux se retrouver et d'oser enfin avoir une vie plus palpitante, la voilà qui décide de rompre avec un petit ami bien trop plat et fade pour pimenter son quotidien. C'est lors d'un jogging dans un parc qu'elle fera la rencontre d'un homme qui bouleversera sa vie.


A perdre haleine est un roman qui démarrait bien. Une petite tension palpable. Une héroïne qui va au bout de ses idées et de ses envies, laissant parler ses pulsions primitifs n'importe où. Jusqu'à ce qu'elle tombe sous le charme d'un autre joggeur avec qui un rapport des plus troublant va s'instaurer. Un jeu du chat et de la souris, un jeu de séduction primitif où chacun fait ce qu'il veut de l'autre, mais toujours avec un consentement tacite. Parce que oui, même sans parler ou échanger une seule parole, Anna va très vite apprécier l'adrénaline que lui procure ses sorties imprévues où elle laisse totalement ses instincts.

Ce roman est un peu arrivé à point nommé dans mon histoire personnelle. Lire la rupture d'une jeune femme quand on le vit soi-même cela apporte forcément une nouvelle vision de notre lecture. De fait, j'ai d'autant plus apprécié Anna qui prend sa vie en main et fait fi des convenances pour vivre comme elle l'entend. Et si au départ l'adrénaline lui plaît, elle se rend compte petit à petit qu'elle perd tout contrôle de sa vie surtout lorsqu'elle s'attache malgré elle à ce joggeur qu'elle ne croise que dans le parc.

Au delà de l'histoire d'une femme qui a besoin de se sentir vivante, on assiste impuissant à un dangereux psychopathe qui assassine et viole des femmes dans ce même parc. Anna va très vite douter de son joggeur mais on sent qu'elle refuse vraiment d'accepter l'idée qu'il soit potentiellement le criminel recherché.

Et quand peu à peu Anna va se sentir oppressé et suivie par quelqu'un qui lui veut du mal, elle va alors craindre pour sa vie.

J'ai aimé la tension qui monte crescendo et même si certaines longueurs sont bien présentes et apportent une certaine crédibilité au récit. Le final m'aura cependant déçue, j'espérais une autre fin, vraiment... c'était là trop facile de choisir cette solution et je m'attendais à tout autre chose.

En bref, A perdre Haleine est tout de même un roman original et sympathique. Partant du désir d'une femme de changer de vie et de céder à ses pulsions, on arrive à un thriller plutôt bien mené.  

** Bon divertissement**

3 commentaires:

  1. Très belle chronique, comme toujours. Et du soutien pour le parallèle que tu fais avec l'héroïne ♥

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